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La CUS ouvre ses données

dimanche 1er septembre 2013, par Nalaf

Après que plusieurs grandes villes françaises ont libéré leurs données, la ville de Strasbourg se lance aussi dans cette démarche en mettant à disposition 64 jeux de données, et en soutenant la création d’applications pour les mettre en valeur et les rendre encore plus accessibles au grand public.

Le parti pirate Alsace ne peut que se féliciter de cette nouvelle qui, ainsi que le souligne la CUS, est d’autant plus importante que "l’open data, qui s’appuie sur les valeurs de transparence et d’ouverture, est également un vecteur de démocratie locale."

Des valeurs défendues depuis le début par le Parti Pirate et qui est heureux de voir ses idéaux de transparence et de démocratie locale ainsi repris par les municipalités, qui appliquent ainsi les lois ordonnant la liberté d’accès aux données publiques (notamment la loi relative à la création de la CADA ou encore l’ordonnance du 6 juin 2005), et même vont plus loin en fournissant un accès simplifié.

Ces 64 jeux de données sont répartis en 11 catégories : finances, éducation, santé, culture, citoyenneté, environnement, économie, mobilité, urbanisme, sport, loisirs. Autant dire, l’essentiel des compétences de la CUS. La plupart de ces données ne seront mises à jour que ponctuellement au cours de l’année, il est bon de le préciser. Inutile d’espérer un suivi quotidien.

 Quelles données pouvons nous ainsi obtenir ?

Inévitablement, parmi les 64 jeux de données, certains ne semblent pas très attirants au premier abord. Je doute sincèrement que la plupart des gens seront heureux d’apprendre que la CUS a reçu environ 500 000 courriers et 7000 courriels en 2012, que le portail des médiathèque accueille environ 30 000 visiteurs unique chaque mois en 2013 ou encore que la CUS a conclu 1500 marchés publics (d’une valeur au moins supérieure à 4000 €) en 2012, mais ces données ne ciblent pas le grand public.

Non, même les données les plus anodines en apparence, même celles qui ne révolutionneront pas nos vies, sont en fait importantes. On peut critiquer beaucoup d’aspects de cette ouverture : certains jeux sont fragmentaires (les appels reçus par exemple), d’autres auraient dû être accessibles depuis longtemps (les horaires) ou sont des données tellement évidentes que les mettre ici semble presque inutile (la liste des cimetières), sans oublier qu’il s’agit environ pour moitié d’horaires ou de localisations de services, mais le total ainsi obtenu sera indubitablement supérieur à la somme de ses éléments.

Ainsi, parmi les données désormais facilement accessibles, on ne peut que féliciter la CUS pour celles concernant ses finances, ses informations démographiques (naissances et décès, installation, nombre d’électeurs, d’élèves, etc.) ou quelques subventions versées, mais nous voyons aussi les lacunes. Où sont les subventions aux associations par exemple ? Voici une donnée qui ne manquerait pas de susciter débats et polémiques si elle était révélée, les heureux élus ne voudraient pas qu’on connaisse le montant de leur prébende, tandis que les exclus de la manne s’indigneraient de la générosité avec laquelle d’autres sont considérés.

Et peut-être aussi, qui sait, le détail de la masse salariale ? On peut rêver, je sais.

 Un concours pour valoriser les meilleures applications

Par ailleurs, la municipalité organise du 2 septembre au 31 octobre un concours d’applications qui utiliseraient et mettraient à disposition ces données. Le concours donnera lieu à 6 prix qui vont de 8000 à 10 000 € pour un montant total de 50 000 €, et la "meilleure idée de service ou d’application" sera même hébergée trois mois à la plage digitale, l’espace de coworking digital situé à Rivétoile.

Pour citer la CUS, nous dirons donc que cette démarche et ce concours permettront de "stimuler l’innovation et le développement économique du territoire, en mettant en œuvre des processus collaboratifs et participatifs. De nouvelles applications pourront ainsi être développées au bénéfice des citoyens et des visiteurs."

 Le mot de la fin

On peut déjà voir ce que peut donner cette ouverture avec cette petite application web Parking-strasbourg.eu développée par Novelys grâce à laquelle nous pouvons désormais savoir en temps réel le taux de remplissage des parkings strasbourgeois

Plutôt encourageant non ? Dans quelques semaines, avec toutes les applications que le concours ne va pas manquer de donner corps, nous ne pouvons qu’espérer que la vie quotidienne à Strasbourg n’en sera que plus belle.

 Sources :

Strasbourg.eu
Rue89 Strasbourg
DNA


Voir en ligne : Accédez aux données strasbourgeoises !


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