Accueil > HED > Les conspirateurs positifs

Cet article est publié dans une rubrique dédiée à l’expression libre de nos membres, ou aux idées partagées, il n’engage que leur(s) auteur(s) respectifs.

Les conspirateurs positifs

jeudi 23 mai 2013, par PP Alsace

Historien et prospectiviste de formation, Mathieu Baudin est Directeur de l’Institut des Futurs souhaitables (IFs), un Think and Do Tank dont la vocation est de réhabiliter le temps long dans les décisions présentes et d’inspirer le débat public de futurs souhaitables. Entouré d’une équipe d’une centaine d’experts et d’artistes, il organise et anime des explorations intellectuelles ou Lab Sessions pour mieux se repérer et se projeter dans le monde de demain.

Le XXIème siècle vit une révolution. Pas de révolution sanglante comme les siècles passés, mais une révolution de système. En 2013, nous aurons franchi un certain nombre de “tipping points” : nous serons 8 milliards et demi, il n’y aura pas assez de lithium pour tous nos portables, pas assez de gaz pour tous les étages de nos maisons, pas assez de pétrole pour toutes nos voitures.

Alors deux alternatives apparaissent : on peut se cacher les yeux ou on peut réinventer sa vie. Nous sommes effectivement confrontés à deux mondes : un monde fini, passé et un monde à réinventer. Un monde ancien se meurt, un monde tend à réapparaitre.

Les créateurs de culture, qui représenteraient 25 à 30% de la population, n’acceptent plus d’être en contradiction avec eux-mêmes. Ils sont impatients, pionniers, désireux de créer un lendemain. La dernière terre vierge à explorer, c’est le futur.

Prospectivistes, militants du temps long, ils sont convaincus que l’avenir ne se prévoit pas mais se prépare. Ils créent de nouveaux indicateurs et tentent de monétariser les services rendus par la nature.

Combien faudra-t-il de pipettes pour remplacer le butinage des abeilles ? Comment calculer le capital immatériel ?
Ils montrent par leur pratique quotidienne, qu’un modèle agile peut créer de la valeur. Il en est ainsi des “transitionneurs”, qui sèvrent des milliers de villes de pétrole. Il en est aussi “des détour-opérateurs”, qui montrent que l’expérience de la connaissance est plus importante que la somme des connaissances elle-même.

Ces transitionneurs, ces détour opérateurs, ces artisans du libre sont une communauté. Optimistes offensifs, ils luttent contre la “sinistrose”. Ils militent par l’exemple pour passer de “je veux que ça change” à “voilà comment je créé le changement”.

Aujourd’hui, le regard du monde a changé et nous sommes tous en train de changer. Ne sommes-nous pas prêts chaque jour à réinventer notre métier, à partager nos biens et diffuser nos idées ?

Partagez cet article :

Un message, un commentaire ?

Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexions’inscriremot de passe oublié ?

Soutenir par un don